Le bokashi (« matière organique fermentée » en japonais) est une méthode de valorisation des déchets de cuisine par fermentation, et non par décomposition comme le compost classique. Concrètement : un seau hermétique muni d'un robinet, dans lequel on dépose ses épluchures, restes de repas, marc de café — y compris viande, poisson et produits laitiers, habituellement interdits de compost. À chaque ajout, on saupoudre un activateur : du son de blé ensemencé de micro-organismes efficaces (EM), qui lancent une fermentation lactique comparable à celle de la choucroute.
En deux à trois semaines de fermentation à couvercle fermé, le contenu du seau devient un pré-compost acide et riche, que l'on enterre au jardin, dans un bac à fleurs ou dans un composteur pour finir sa transformation en humus. Le processus produit aussi un liquide précieux, le jus de bokashi, utilisable comme engrais dilué ou déboucheur naturel de canalisations.
Pourquoi choisir le bokashi plutôt qu'un composteur ou un lombricomposteur ? Parce qu'il fonctionne en intérieur, sans odeurs désagréables, sans vers et sans jardin. Le seau tient sous un évier ou sur un balcon, ne dégage qu'une légère odeur aigre-douce à l'ouverture, et accepte quasiment tous les déchets alimentaires. C'est la solution la plus adaptée aux appartements — notre comparatif bokashi ou lombricomposteur détaille les différences.
Côté budget : comptez 40 à 80 € pour un seau du commerce (voir notre guide d'achat), ou quelques euros seulement en fabriquant le vôtre à partir de seaux de récupération. La seule dépense récurrente est l'activateur — environ 4 à 5 kg par an pour un foyer, un budget que l'on peut diviser par trois en le fabriquant soi-même.
Reste la question que tout le monde se pose : et les odeurs ? Un bokashi bien mené sent le vinaigre doux à l'ouverture, rien de plus. Les mauvaises odeurs signalent une erreur de dosage ou d'étanchéité — toutes les causes et solutions sont dans notre guide bokashi et mauvaises odeurs.